La Journée internationale des droits des femmes (célébrée le 8 mars) a disparu des calendriers Google et Apple. Un hasard ? Pas si sûr! Selon de nombreux internautes, ce retrait aurait un lien avec les directives de l’administration Trump sur la diversité (Radio-Canada, 2025).
Samedi, le 8 mars 2025, sous un froid mordant, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées au centre-ville de Montréal pour former une chaîne humaine vibrante de solidarité. En cette journée internationale des droits des femmes, l’événement, organisé par le collectif Mères au Front et appelé «Ensemble pour nos filles», a été perçu comme un cri de cœur contre les politiques de Trump (Arcand, 2025).
Une mobilisation puissante et engagée
Un raz-de-marée rouge s’est emparé de la rue Sainte-Catherine, devant le consultat des États-Unis. La foule était déterminée à faire entendre sa voix. Parmi les manifestantes et manifestants, des figures publiques telles que l'écosociologue Laure Waridel, la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette, ainsi que les animatrices Marina Orsini et Isabelle Maréchal ont pris la parole avec passion (Arcand, 2025).
« Je me sentais pétrifiée de terreur ces dernières semaines, à dire à mes enfants que le contre-pouvoir allait s’organiser un jour. Puis un moment donné, je me suis dit que le contre-pouvoir, c’est nous ! » a lancé Anaïs Barbeau-Lavalette (Arcand, 2025).
L'avortement : une inquiétude grandissante
L’onde de choc causée par le renversement de Roe c. Wade aux États-Unis inquiète particulièrement les organisatrices, qui voient ce recul comme une menace imminente pour les droits des femmes à travers l'Amérique du Nord.
« On est là pour dire, ensemble, qu’on n’acceptera pas ça. Ce recul ne se passera pas dans notre pays. » - Anaïs Barbeau-Lavalette (Thériault, 2025).
Un message clair pour l’avenir
« Ce qu’on fait ici, c’est de la prévention d’un recul de nos droits », a insisté l’ex-politicienne Françoise David. Ce constat résonne d’autant plus fort alors que le gouvernement du Québec vient de couper un programme de traduction destiné aux femmes victimes de violence ne parlant ni français ni anglais (Arcand, 2025).
Dans la foule, des pancartes dénonçaient également les menaces que fait peser l’actuel chef du Parti conservateur canadien, Pierre Poilievre, qui a souvent évité de prendre position fermement sur la question de l’avortement (Arcand, 2025).
« Les gens sous-estiments le pouvoir qu’ils ont. On a l’impression que ça ne sert à rien d’aller à des manifestations, de se mobiliser, alors que c’est fondamental. C’est leur laisser la porte grande ouverte que de ne pas résister » a expliqué Mme Waridel à RDI (Thériault, 2025).
Une lutte mondiale
La mobilisation de Montréal s’est inscrite dans un mouvement global : partout dans le monde, des centaines de milliers de personnes ont manifesté. Elles étaient 25 000 à Madrid, à revendiquer une « égalité réelle, pas de pacotille » ( Thériault, 2025).
Un espoir puissant
Les manifestant.es ont fait résonner huit minutes de silence, unies dans une puissante solidarité, en formant une chaîne humaine. Malgré les inquiétudes, cette chaîne humaine a envoyé un message clair : la résistance est bien vivante.
« Notre pouvoir, c’est d'être ensemble », a souligné l’actrice Debbie Lynch-White (Arcand, 2025).
Et c’est peut-être là que réside la plus grande victoire de cette journée : avoir rassemblé des milliers de voix qui, unies, refusent de se taire.
Judith Bernadet
Bibliographie :
Arcand, F. (2025). Des chaînes humaines pour dénoncer les politiques de Trump. La Presse.https://www.lapresse.ca/actualites/2025-03-08
Radio-Canada. (2025). Google et Apple retirent la Journée des droits des femmes de leurs calendriers. Radio-Canada. https://ici.radio-canada.ca/info/breve/12256/google
Thériault, J.-F. (2024). Des Québécoises réunies contre les politiques de Donald Trump. Radio-Canada.https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2146573/8
Source images :
Thériault, J.-F. (2024). Des Québécoises réunies contre les politiques de Donald Trump. Radio-Canada.https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2146573/8-mars-femmes-manifestation-donald-trump